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Patrimoine religieux

La ferveur chrétienne du Moyen Age est encore visible sur la commune : les croix et calvaires, les chapelles et leur mobilier en témoignent.

Saint-Michel : la chapelle fait peau neuve 

chapelle st michelSur cet ancien site d'occupation romaine, le recteur de Saint-Avé, Pierre Chohan, fait élever en 1524 ce sanctuaire dédié à Saint-Michel.

Comme pour la plupart des sites placés sous le vocable de l'archange, la distance de la terre au ciel s'y trouve réduite de manière à faciliter les fonctions du messager (angelots). Vous êtes donc ici à une altitude de 125 m. De son placître, on découvre le vaste panorama de la campagne et de la ville de Vannes, du Golfe du Morbihan et de la Presqu’île de Rhuys. A voir, les sculptures autour des portes du midi et de l'est : sirène, buste humain, saints...

La chapelle inaugurée en septembre dernier

 

Les bénévoles et amis de la Chapelle Saint-MichelLe 26 septembre dernier a eu lieu le pardon de la Chapelle Saint-Michel. Cette année, le pardon était l’occasion d’inaugurer les travaux de restauration.

Lancée en 2005, cette vaste opération de réhabilitation vient juste de s'achever.Les deux premières tranches de travaux, entre 2005 et 2008, ont permis de mettre notre chapelle à l'abri des intempéries avec de nouvelles charpente et couverture mais aussi de rehausser le clocheton en lui redonnant son niveau originel.Discours de l'évêque

Ces premiers travaux d'urgence réalisés, la troisième tranche a permis notamment : la réfection complète des ouvertures, la pose de nouveaux vitraux la dépose des joints en ciment des murs et la mise en œuvre d'un nouveau  rejointoiement à la terre glaise et chaulage qui permet aux murs de mieux « respirer ».

Dans son allocution, le maire a rappelé : « Un lieu cultuel doublé d'un lieu de culture, voilà ce qu'est une chapelle aujourd'hui. Par delà les confessions de chacun, une chapelle est un haut lieu de mémoire, un lieu de vie ouvert à tous, que l'on visite pour des raisons culturelles et artistiques même lorsque l'on n'est pas croyant. Les chapelles font partie de nos repères. »

I MG  0612  1Le coût total de restauration avoisine les 400 000 € HT. La commune a bénéficié de 44 % de subventions. « Je remercie chaleureusement ici nos différents partenaires : L'Etat, la Direction Régionale des Affaires Culturelles, le Conseil Régional, et le Conseil Général pour leur soutien », a souligné le Maire, et de poursuivre : « Cette restauration concrétise notre volonté de pérenniser notre patrimoine. Elle est une étape d'un projet global de rénovation de notre patrimoine. Il y a eu l'église paroissiale en 2005. La suivante – et non la moindre – sera la restauration de la Chapelle Notre Dame du Loc à partir du mois prochain. Mettre en valeur notre patrimoine ne prend tout son sens que si nous le faisons vivre, partager par tous. »

La chapelle Notre-Dame du Loc

Chapelle Notre Dame du Loc

Bâtie de 1475 à 1494, la chapelle Notre-Dame du Loc est une merveille de l’art religieux breton. 

Parmi les richesses qu’elle renferme, admirez les sablières, la croix de chancel (1500), les retables en granit et celui en albâtre en provenance d’Angleterre, la formidable collection de statues polychromes (XV au XIXème) dont la Vierge à l’Enfant, récemment restaurée.

A voir dans le placître, fontaine, calvaire et croix sur stèle.

 

 

  
Sablière de la chapelle Notre-Dame du Loc

StèleSablière
  

L'église Saint-Gervais et Saint-Protais

Le maire a remis les clefs de l'église paroissiale Saint-Gervais Saint-Protais au recteur de la paroisse, dimanche 26 octobre 2004, dont l'intérieur est désormais entièrement rénové. Les problèmes d'humidité constatés depuis quelques années rendaient nécessaires ces travaux. Depuis 2000, 450 000 € ont été consacrés à l'église par la municipalité de Saint-Avé.

Détruite au début du 19ème l'église est reconstruite de 1830 à 1834. Le bâtiment actuel, dans sa quasi-totalité, date de cette époque. L'ancienne église aurait été construite au 15ème siècle entre 1426 et 1481 et d'autres édifices l'auraient précédée sur le même site.

De l'ancienne église subsistent seuls les ailes du transept, quelques pans de murs et des éléments de charpente, et surtout trois fenêtres gothiques qui en sont le plus bel ornement.

Dans la nef, la porte en anse de panier, qui donne sur l'ancien baptistère, s'orne de vigoureuses moulures. Elle appartient aussi certainement à l'ancien édifice. Toutes les autres baies sont modernes : fenêtres en plein cintre ou portes à linteau segmentaire comme au porchet.

En 1975, des travaux s'imposaient en raison du mauvais état de la voûte et pour adapter le choeur aux nouvelles normes liturgiques. En conséquence, l'église allait revêtir un nouvel aspect.

L'architecture ne fut modifiée en rien et l'on se borna à supprimer les enduits extérieurs pour faire apparaître les moellons de granit jointoyés.

A l'intérieur au contraire, l'église a été complètement rénovée. On a démoli la voûte peinte par Pobéguin, supprimé les autels latéraux et les boiseries, évacué les statues et les tableaux peints, réaménagé le choeur et les chapelles latérales.

En 2000, au moment des travaux en centre-ville, le parvis, les abords de l'église et l'éclairage public furent réalisés, et le clocher rendu étanche en 2001. Le retable a été également entièrement rénové et l'horloge remise à neuf. En 2002, une partie de la couverture côté Nord et les gouttières ont été refaites et le chauffage installé.

En 2003, enfin, les travaux ont porté sur le drainage extérieur (réalisation de caniveaux à l'extérieur), à l'intérieur sur les enduits et la peinture, l'éclairage et la sonorisation, ainsi que le plancher, dans le choeur. L'église s'est ainsi embellie et est redevenue accueillante et confortable.

Croix et Calvaires

Saint-Avé compte deux calvaires historiés à panneau du XVème siècle, l’un aux abords de la chapelle Notre-Dame du Loc et le second près de l’église.

Le calvaire de l'église

Calvaire Eglise

 

Remonté au début du siècle, il présente sur sa bannière pentagonale d’une part la crucifixion et de l’autre une Vierge à l’Enfant entourée d’angelots, tandis que ses petits côtés, son fût et sa mace sont ornés de sculptures en bas relief de saints (Marguerite, Michel, Pierre, Jean-Baptiste…), de clercs et même d’animaux.

 

Le calvaire de la chapelle Notre Dame du Loc
Devant la porte principale de la chapelle se dresse un beau calvaire à panneau de la fin du XVè siècle. Il comporte un médaillon quadrilobé caractéristique de l'art vannetais de cette période ; une Vierge à l'Enfant y trône entourée d'anges musiciens. 
Le calvaire de Kerporh

A l’intersection d’un petit carrefour à Coëtdigo-Kerporh, s’élève un élégant calvaire (probablement du XVIème siècle). Perchée sur un fût particulièrement élancé, la petite croix présente en bas-relief, sur une face la Crucifixion et sur l’autre la Vierge à l’Enfant

La Croix sur stèle du Bourg d'en Bas

Croix du XIVè ou du XVè ayant christianisé une stèle sphérique gauloise (ou lech) ; l'ensemble posé sur soubassement a été remonté sur le mur d'enclos peut-être en 1913, date de restauration de la chapelle.

Croix géminées

croixgeminees

On désigne sous ce nom deux croix de pierre placées côte à côte le pied fixé dans la même dalle qui leur sert de base commune. Cette association d'une croix simle et d'une croix nimbée ou couronnée a un sens difficile à expliquer. Si Saint-Avé compte deux couples de croix, celles du bourg d'en Bas sont en réalité une copie exécutée au XIXè siècle des croix situées rue du camp de César.